Euthanasie, l’acharnement de la macronie

Après avoir été repoussé par le sénat, voici à nouveau à l’Assemblée Nationale la priorité de la macronie sur l’euthanasie, alors que par ailleurs rien n’est fait pour les véritables priorités du pays : réduire les déficits catastrophiques et historiques, sécuriser les français au quotidien, rien n’est fait pour la prospérité des français… Le texte voté hier par 299 députés (226 ont voté contre) constitue une rupture anthropologique, éthique et juridique, il fragilise les plus vulnérables et s’assoit sur le pacte de solidarité nationale.


par Antoine CLAMAGIRAND, Délégué régional Reconquête, candidat investi aux élections législatives de 2027 à Vannes.


En effet les députés ont adopté en 2è lecture, la loi légalisant l’euthanasie, avec notons-le, une diminution des votes « pour », alors que le déploiement des soins palliatifs devrait-être la priorité absolue en réponse aux souffrances. Mais pour cela il faudrait que nos chères « élites » aient un peu de considération pour l’accompagnement des plus fragiles dans leur dignité humaine. Malheureusement ce qui caractérise la macronie depuis 10 ans, c’est la culture de mort quand ce n’est pas la mise en faillite du pays et l’écrasement des impôts… leurs priorités ne sont les nôtres.

Autrefois, la médecine avançait par des découvertes salvatrices, guidée par le serment d’Hippocrate : soulager sans acharnement, refuser l’euthanasie, respecter toute vie, même fragile. Aujourd’hui, le texte de la macronie prétend offrir une « liberté » – mais c’est un piège. Sous couvert d’exception, il réintroduit la peine de mort en instaurant un droit à la mort, avec une pression insidieuse sur les plus vulnérables : malades, personnes âgées, handicapés. Cela fait parti de la fameuse culture de mort, bien réelle !

Les garde-fous ont sauté. D’abord réservé aux souffrances physiques, le texte inclut désormais la souffrance psychique (dépression, schizophrénie…). Les personnes sous tutelle pourront demander la mort, alors qu’elles ne peuvent même pas signer un chèque. Les hésitations des patients seront traitées comme des « oublis » administratifs, avec des relances pour confirmer leur choix.

L’idéologie est glaçante : « Dès qu’ils sont inutiles, on est content de les voir disparaître » (Odette Thibault, ADMD). Ce texte ne protège pas les faibles – il leur suggère de disparaître.

Les conséquences sont dramatiques : Des soignants quitteront, des hôpitaux fermeront plutôt que de pratiquer l’euthanasie. Dissuader un malade de mourir deviendra un délit (2 ans de prison), tandis qu’y inciter ne sera presque pas puni. En cas d’échec de l’injection létale ? Silence. En Belgique, une patiente a été étouffée après un premier échec.

Ce n’est pas un débat, c’est une obsession : Aucun amendement n’a été retenu. Aucun compromis. Aucune limite…

Je n’aurais pas voté cette loi, car voter cette loi revient à Choisir la mort plutôt que la solidarité, la fraternité; Transformer l’acte médical en outil de suppression. Faire de la France un pays où la dignité se mesure à l’utilité.

Une société qui légalise la mort programmée cesse effectivement d’être humaine.

Le Sénat va se prononcer en avril 2026

Attendons le verdict du Sénat en avril prochain, il se prononcera sur ce délai de réflexion particulièrement court de deux semaines, bien en deçà des standards d’un mois ou deux appliqués dans la plupart des pays pratiquant l’euthanasie. Le Sénat constatera que le texte va bien au-delà des seuls patients en phase terminale, puisqu’il concerne toute personne atteinte d’une affection longue durée, incluant des pathologies comme le diabète ou l’insuffisance rénale, ouvrant ainsi cette possibilité à des millions de Français. Le Sénat validera t-il les sanctions pénales pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour tout proche ou médecin qui tenterait de dissuader un patient de recourir à l’euthanasie, ce qui soulève des questions sur la réelle liberté de choix ? Plus troublant encore, les personnes sous tutelle, pourtant jugées incapables d’effectuer des actes juridiques aussi simples que signer un chèque, seraient concernées par ce dispositif.

Je ne peux pas croire que le Sénat validera, le refus de la clause de conscience aux pharmaciens et aux établissements religieux, les contraignant à participer à ce processus contre leurs convictions. Attendons de voir !

Le 12 avril 2024, le Figaro titrait publiait cet article : Euthanasie – la dernière croisade des francs-maçons (par Paul Sugy) : « Les loges maçonniques, qui réclament une libéralisation de l’aide à mourir depuis de longues années, entendent peser sur les débats à venir malgré des nuances entre les obédiences.
Cette loi, Emmanuel Macron la leur a promise. C’était le 8 novembre 2023 : pour la première fois, le chef de l’État se rendait rue Cadet à l’hôtel du Grand Orient de France, pour les 250 ans de la plus ancienne obédience maçonnique du pays. Le «droit à mourir dans la dignité» allait bientôt faire l’objet d’une «loi de liberté et de respect», a-t-il assuré au cours du long discours prononcé sous le buste proéminent d’une gigantesque Marianne, dans cet auditorium aux allures d’église républicaine. Le président de la République a salué devant son auditoire la mémoire de deux grands maçons notoirement engagés en faveur de l’euthanasie, Pierre Simon et Henri Caillavet. Ce dernier avait déposé une première proposition de loi relative au «droit de vivre sa mort» en 1978 : il aura fallu près de cinquante ans pour qu’un gouvernement soumette un texte aux parlementaires – c’est long, mais pour le grand maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, ce projet de loi est «un soulagement» ».
Source Le Figaro

Voilà d’où vient ce projet…


Antoine CLAMAGIRAND,
Délégué régional
Candidat RECONQUÊTE à Vannes, investi aux élections législatives 2027

www.clama.bzh


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