Une défiance sans précédent de la macronie met la patience des Français à bout.
Les récentes déclarations du ministre Sébastien Lecornu datées du 4 janvier 2026 (ci-dessous) sur le traité de libre-échange avec le Mercosur ont déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Loin de rassurer, la macronie a révélé un fossé béant entre les citoyens et leurs représentants.
par Antoine CLAMAGIRAND, Délégué régional Reconquête, candidat investi aux prochaines élections législatives à Vannes (2026 ou 2027)
Une méfiance devenue systématique
Les commentaires qui inondent les réseaux sociaux témoignent d’une défiance massive. Pour une large partie des Français, les promesses du gouvernement ne valent plus rien. « Le Mercosur sera signé, ne vous faites pas avoir par les bonnes paroles du gouvernement », résume un internaute, exprimant un sentiment partagé par beaucoup.
Cette méfiance n’est pas nouvelle, mais elle atteint aujourd’hui des niveaux inédits. Les citoyens ne croient plus aux annonces, qu’ils qualifient de « communication » destinée à « enfumer » l’opinion publique le temps de faire passer l’accord. Cinquante ans de crises agricoles successives ont créé un climat de suspicion généralisée envers la classe politique.
Une souveraineté perdue
Au-delà du Mercosur, c’est la question de la souveraineté nationale qui émerge dans de nombreux commentaires. Beaucoup soulignent que le gouvernement français n’a plus véritablement son mot à dire, que « c’est Bruxelles qui décide ». Certains vont jusqu’à appeler à une sortie de l’Union européenne alors que pour nous Reconquête, c’est l’émergence des représentants conservateurs et souverainistes avec un travail de garanties pour les peuples qui permettra de mieux défendre l’agriculture française.
Un témoignage particulièrement révélateur rapporte des propos d’interlocuteurs brésiliens affirmant que les clauses de sauvegarde françaises n’auraient « aucune valeur » de leur côté de l’Atlantique. Si cette anecdote est vraie, elle illustre l’impuissance ressentie face aux négociations internationales.
Pas de France sans agriculteurs
« Pas de France sans agriculteurs » : cette affirmation de Reconquête résume le soutien exprimé envers le monde agricole. Les Français sont conscients de l’importance stratégique de leur agriculture et refusent de la voir sacrifiée sur l’autel du libre-échange. Toutefois, une lassitude se fait également sentir face aux cycles répétitifs de crises suivies de promesses non tenues.
Une vision sombre de l’avenir alimentaire
Au-delà de l’aspect économique, c’est toute une vision de l’alimentation qui s’exprime où les Français seraient réduits à consommer des produits de basse qualité, voire des insectes promus par Bill Gates, tandis que l’agriculture locale disparaîtrait progressivement, un véritable génocide !
Face à cette perspective, certains rappellent l’importance des circuits courts : boucheries, marchés, commerces de proximité. Mais ces alternatives restent minoritaires dans les pratiques de consommation, et beaucoup déplorent cette évolution.
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Un dialogue rompu
Ce qui frappe dans les réactions du débat actuel sur le Mercosur, c’est l’absence totale de crédit accordé à la parole publique. Qu’importe ce que dit le gouvernement, la réponse est invariablement la même : « Vous mentez ». Cette rupture du dialogue démocratique pose question sur la capacité des institutions à regagner la confiance des citoyens.
Le dossier Mercosur cristallise ainsi bien plus qu’un désaccord commercial : il révèle une crise profonde de confiance entre les Français et ceux qui sont censés les représenter. Dans ce contexte, toute tentative de rassurer semble vouée à l’échec, alimentant encore davantage le sentiment d’abandon et de trahison.
Les prochaines semaines diront si le gouvernement parviendra à tenir ses engagements ou si, comme nous le craignons, le Mercosur sera finalement signé malgré les oppositions. Une chose est certaine : la patience des Français est à bout.


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